La Guyane à travers le regard d'une Kali'na


Entre progrès et nouvelle illusion, les Droits de la Nature

« Les Droits de la Nature, ou Droits de la Terre, sont un ensemble de règles et principes visant à protéger les entités de la biosphère telles qu’une rivière ou une montagne en les reconnaissant comme personnes ou êtres vivants dotés de droits propres au titre de leur valeur intrinsèque. »
droitsdelanature.com

Aujourd’hui, partout dans le monde, nous faisons face à une montée des mouvements écologistes motivés par une volonté de rééquilibrer les relations entre les vivants.

Les défenseurs des Droits de la Nature se multiplient.

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Mon analyse

La démarche adoptée par ces mouvements écologistes, s’inscrit dans une logique naturaliste, propre à la pensée occidentale contemporaine. Le schéma reste le même : L’humain, conçu comme seul vivant apte à définir ce qui mérite des droits.

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Une logique naturaliste bien installée

Cette logique naturaliste est pourtant déjà présente dans plusieurs constitutions et décisions nationales comme en Bolivie ou encore en Colombie. Mais reste le Droit international…

Les travaux du Jérémie Gilbert, professeur de Droits Humains, démontrent que le Droit international repose sur une séparation radicale entre l’humain et la nature. Un héritage du colonialisme et de la souveraineté étatique.

Bousculer la logique naturaliste

La Nature est une ressource, elle n’a aucun droit propre, les États peuvent l’exploiter librement au nom de leurs intérêts économiques.

Difficile pour une autre vision du vivant de trouver sa place dans ce cadre.

La Pachamama

En 2010, en Bolivie, la Conférence mondiale des peuples marque un tournant : on y demande que Pachamama soit reconnue comme un être vivant, lié à nous par une relation indivisible et interdépendante, complémentaire et spirituelle.

Instaurer une vision unique de la Nature, c’est retomber dans l’universalisme. Et cet universalisme, lui, efface les visions du monde des Peuples Autochtones.

Les Droits de la Nature impose une reconnaissance juridique modelée par et pour une certaine culture.

On est loin de reconnaître les systèmes relationnels propres à des Peuples Autochtones.



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